Plaidoyer pour une meilleure vulgarisation de la Loi d’orientation sociale

Saint-Louis, 21 oct (APS) – Le directeur adjoint des droits humains au ministère de la Justice, Julien Ngane Ndour, a préconisé samedi à Saint-Louis, « une bonne campagne d’information et de sensibilisation’ » pour une meilleure vulgarisation de la Loi d’orientation sociale, qui consacre selon lui l’effectivité des droits des personnes vulnérables.

Avec l’adoption de cet instrument législatif, « le Sénégal a fait des efforts notoires » pour l’application de la convention internationale des droits humains et son volet relatif aux droits des personnes en situation de handicap, a-t-il soutenu.

M. Ndour, magistrat de profession, s’exprimait lors de la clôture d’un atelier de sensibilisation et de renforcement des capacités du personnel de l’UFR de Sciences juridiques et politiques, de l’université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis sur cette problématique. 

Selon lui, « l’application correcte de cette Loi d’orientation sociale, qui est basée sur la réalité sociale du Sénégal, demande une bonne campagne d’information et de sensibilisation de la communauté, à travers tout le territoire » national, afin que les personnes en situation de handicap puissent en profiter pour davantage faire valoir leurs droits.

Dans ce cadre, il a évoqué l’instauration de la carte d’égalité des chances, une mesure devant profiter à 50.000 personnes dites vulnérables « d’ici fin décembre 2017’’, lesquelles bénéficieront d’une « prise en charge totale » en matière sanitaire et d’éducation.
De l’avis du directeur adjoint des droits humains, cet atelier initié par l’UFR de Sciences juridiques et politiques de ’université Gaston Berger de Saint-Louis, devrait permettre au personnel, aux étudiants et enseignants de cette institution de mieux s’imprégner de cette la problématique des personnes en situation de handicap.

A l’université et dans les écoles, « il y des personnes qui souffrent d’handicap, soit physique, soit visuel ou même auditif’’, des cas désormais pris en charge par les dispositions de la Loi d’orientation sociale.

Faly Keita, coordonnateur national de l’association des handicapés, considère que la Loi d’orientation sociale est ’’mal connue », bien qu’elle contribue à mettre les citoyens sur un même pied d’égalité.

Il a plaidé pour « un accompagnement accru de tous les handicapés, parce que cette question de prise en charge est transversale et demande l’implication des services de l’Etat, des collectivités locales et de toute la communauté, pour la mise en œuvre de la Loi d’orientation sociale ».

Gora Sèye, chef service régional du développement social de Saint-Louis, a lui signalé que 35.000 cartes d’égalité des chances ont été produites à ce jour, sur les 50.000 cartes prévues d’ici fin 2017.

A l’en croire, 17.192 détenteurs de cartes se sont déjà inscrits à des mutuelles de santé, tandis que 25.926 autres personnes bénéficient de bourses de sécurité familiale.

BD/BK

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