Tourterelle dans le Haut Atlas: La saison de chasse lancée jusqu’au 27 août

«Conscient de cette problématique, le Haut-Commissariat réglemente les périodes de chasse allant de 1 à 2 mois par exemple pour la tourterelle pour respecter son cycle biologique et permettre la réussite du processus de reproduction de ce gibier volatil».

La Direction régionale des eaux et forêts et de la lutte contre la désertification (DREF) du Haut Atlas vient de donner le coup d’envoi de la saison de chasse à la tourterelle pour la saison 2017-2018. Une opération qui s’étale jusqu’au 27 août. Cette espèce outre la caille, demeure, selon les initiateurs, «la plus appréciée par les chasseurs et les touristes cynegètes». A elle seule, la tourterelle est essentiellement chassée dans les périmètres forestiers relevant de la direction du Haut Atlas suivie par le Sud-ouest et Tadla-Azilal. Au titre de la saison écoulée, les périmètres irrigués de la plaine du Haouz se placent, selon la même source, en premier lieu avec plus 27.182 tourterelles chassées, par 1.094 chasseurs qui ont apprécié la chasse de ce gibier migrateur. Un nombre en croissance notamment du côté des chasseurs étrangers.
De plus, la tourterelle est un gibier migrateur terrestre dont la région du Haouz est, entre autres, son territoire d’escale clé entre l’Afrique de l’ouest au sud et de l’Europe au nord. Cette espèce requiert, selon les initiateurs, une importance. La raison étant qu’elle constitue un indicateur biologique de l’état de santé des écosystèmes et un maillon fort de la diversité biologique que plusieurs pays ont la responsabilité de préserver contre une éventuelle extinction à l’échelle internationale. «Conscient de cette problématique, le Haut-Commissariat réglemente les périodes de chasse allant de 1 à 2 mois par exemple pour la tourterelle pour respecter son cycle biologique et permettre la réussite du processus de reproduction de ce gibier volatil assurant ainsi sa pérennisation», enchaîne la même source. L’objectif étant de protéger ce patrimoine faunistique tout en s’alignant aux traités et recommandations de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et des conventions des Nations Unies notamment celle de la biodiversité.En outre, la DREF a cette année mis en place une unité de contrôle et de surveillance de la faune sauvage dotée de moyens techniques. Celle-ci est constituée de personnel forestier déployé en réseau sur le terrain en collaboration avec les gardes bénévoles pour préserver les sites «d’intérêt ornithologique majeur» notamment des habitats de nidification. L’objectif étant de contrer les délits de chasse et veiller au déroulement de l’activité de la chasse dans de bonnes conditions.A son tour, la politique d’amodiation de droit de chasse à l’échelle régionale ne cesse d’être renforcée pour l’organisation de cette activité avec 29 lots de chasse touristiques sur une superficie de 171.400 hectares répartie entre 4 provinces. Il s’agit d’El Kelaa des Sraghna et de Rhamna à raison de 4 lots respectivement. Quant à Marrakech, elle se taille une part de 19 lots au moment où Chichaoua en dispose de 2.

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