Une table-rone de Leaders : Quel avenir pour les relations de la Tunisie et le monde arabe avec les Etats-unis de Donald Trump? (Album photos)

Plus d’un mois après son élection à la Maison Blanche, Donald Trump n’a pas fini de susciter des interrogations, d’inquiéter même par son profil atypique,  ses rodomontades qu’on n’a pas l’habitude d’entendre dans la bouche d’un président de la République. Il n’est pas jusqu’aux Tunisiens dont les liens avec les Etats-Unis remontent à 1779, soit trois ans après l’indépendance des Etats-Unis et n’ont jamais subi le moindre anicroche depuis, qui s’interrogent sur l’avenir de ces relations d’autant plus que certaines déclarations du nouveau président sur les musulmans et El Qods notamment  ne sont pas de nature à les rassurer.

Le relations tuniso-américaines  pendant  la présidence de Donald Trump : c’est le thème choisi par la revue Leaders  pour sa  table-ronde en collaboration avec le Centre Rafik Hariri pour le Proche-Orient avec comme modérateur, l’universitaire Haykel Mahfoudh représentant de ce centre en Tunisie et la participation d’un aréopage de personnalités venus d’horizons divers : anciens ministres, anciens ambassadeurs, Conseiller du président de République, chefs de partis, universitaires et journalistes Personnage clivant, Donald Trump ne pouvait que susciter des débats animés, passionnés. Ce fut le cas : tour à tour Ahmed Ounaïes, diplomate chevronné et ancien ministre des Affaires étrangères et Mustapha Kamel Nabli, ancien gouverneur de la BCT sont tombés d’accord sur le fait que cette élection impactera inévitablement les relations internationales et avec le monde arabe et qu’elles  marqueront une rupture avec les constantes de la diplomatie américaine. Les intérêts immédiats de l’Amérique, prévoient-ils prendront le pas sur toutes les autres considérations, prévoient-ils. ce qui exposera, selon  eux la scène internationale à des secousses. Se référant aux déclarations du candidat Tremp, M. Ounaïes estime qu’on est à la veille  d’une révision déchirantes des relations avec des parties comme l’Otan, la Chine, le monde musulman renouant avec un isolationnisme bien ancré aux Etats-Unis avec comme principe de base les interêrts de l’Amérique d’abord. S’agissant des relations des Etats-unis avec la Tunisie et le monde arabe et islamique, les intervenants se sont interrogés sur le point de savoir si  le nouveau locataire de la Maison blanche se contentera de marcher sur les pas de son prédécesseur qui avait accordé le statut d’allié non membre de l’Otan et appuyé matériellement la Tunisie ou s’il va  concrétiser les promesses qu’il a faites pendant sa campagne notamment concernant la reconnaissance d’EL Qod comme la capitale éternelle d’Israël.     

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