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L’ancien ministre de la Santé, Saïd Aïdi, a été présent, ce soir du mercredi 11 janvier 2017, sur le plateau de « 24/7 » de Myriam Belkadhi, diffusé sur la chaîne d’El Hiwar Ettounsi, pour  donner sa vision des derniers développements de la scène politique.
Dans un premier abord, l’ancien ministre a souligné la crise morale que vit actuellement la classe politique, affichant son soutien au ministre de l’Education, Néji Jalloul, qui subit une campagne de dénigrement. « Nul ne peut contester l’importance de la critique constructive. Cependant, les insultes et autres comportements dégradants sont inadmissibles et traduisent la profondeur de la crise morale que traverse le pays », a-t-il noté.

Par ailleurs, M. Aïdi a considéré que le gouvernement actuel n’a pas de vision claire, dans la mesure où il y a une contradiction entre les promesses faites et les actions qui ne suivant pas. « Ceci revient principalement au faux consensus établi lors de la formation du gouvernement actuel. D’autant plus qu’on constate ce qu’on appelle la dictature à court terme qui engendre une absence de continuité, notamment, en ce qui concerne les réformes entamées par les gouvernements précédents », a-t-il souligné. Néanmoins, il a estimé que le gouvernement actuel devra rester en place, tout en y introduisant quelques ajustements et en mettant en place une vision plus claire, afin de donner une lueur d’espoir au citoyen tunisien et regagner sa confiance.
D’autre part, l’ancien ministre a insisté sur le fait « qu’il a été sacrifié, non à cause d’une volonté syndicale, mais plutôt à cause de certains lobbies qui se sont opposés à [sa] reconduite à la tête du département de la Santé». Quant à sa position par rapport à Nidaa Tounes, il a refusé d’être présenté en tant que dirigeant de Nidaa Tounes, rappelant qu’il a gelé son adhésion au sein du parti. « Il est très improbable que je revienne à Nidaa Tounes, plus particulièrement, dans l’état actuel des choses », a-t-il déclaré. Et d’ajouter qu’il est très difficile de sauver ce parti, considérant que « le mal est profond ».

Il a, toutefois, affirmé qu’il poursuit son activité politique en étant en contact direct avec les citoyens à travers tout le territoire tunisien. Il ajoute être contacté par plusieurs parties politiques, sauf qu’il n’a toujours pas déterminé sa prochaine destination.

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