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publié le 28/12/2016 15:12

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C’était un point de presse ordinaire improvisé ce matin du mercredi 28 décembre 2016 en marge de la visite de Béji Caïd Essebsi au chevet des blessés des accidents de train. A quoi sert un point de presse ? A poser des questions par les journalistes et obtenir des réponses par les politiques. Les journalistes ont posé leurs questions, mais Béji Caïd Essebsi n’avait pas de réponses. Et quand un politique n’a pas de réponse, il élève la voix, il crie. Une intimidation qui peut passer parfois, mais pas d’autres.

Ce matin, l’intimidation de Béji Caïd Essebsi devant les journalistes est passée. « Alors si toi t’as pas compris, je n’y peux rien ! Pas la peine de comprendre ! », a crié BCE devant un journaliste.  « Tu es d’où toi ? Tu n’aurais pas dû être là ! », s’est exclamé le président devant un autre d’Attessia.
Attessia, la chaîne de Moez Ben Gharbia qui a grandement participé à l’élection de BCE en 2014 et à faire chuter la troïka et les islamistes.
Les islamistes, justement. Il y avait Noureddine Bhiri ce matin, ancien ministre de la Justice et député sur la circonscription de Ben Arous où a lieu l’accident. Il était juste derrière BCE en train d’observer la scène avec un long sourire. Très long sourire de revanche sur la façon avec laquelle BCE traite les médias qui l’ont servi…

C’aurait été la troïka, il y aurait eu une mobilisation, un tollé, voire une grève générale pour défendre la liberté d’expression et le droit constitutionnel des journalistes de faire correctement leur travail sans être humiliés. Mais ça, c’était sous la troïka… La scène est passée sous silence, la présidence de la République a diffusé la vidéo du point de presse, mais après avoir soigneusement monté la scène pour couper les passages de BCE qui crie et de Bhiri qui sourit.

R.B.H.
 
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