Zator Mbaye de l’AFP réplique à Youssou Diallo : « Je me demande s’il n’est pas en mission commandée pour abréger le magistère du Président Macky Sall »

«Je regrette les propos de Monsieur le cumulard Youssou Diallo qui a tout fait pour que la seconde alternance ne puisse pas survenir. Il était le conseiller du Premier ministre d’alors, Souleymane Ndéné Ndiaye et  faisait parti des personnes les plus virulentes sur les plateaux de télévision et les radios et dans les colonnes des journaux pour descendre en flammes le Président Macky Sall. Il est l’exemple parfait d’un transhumant de la 25e heure qui tente de donner des gages aux responsables de sa nouvelle prairie. Au lieu d’être une gangrène politique, il devait plutôt trouver beaucoup de graines d’arachide à la Sonacos Sa. C’est dommage. Sa sortie montre qu’il ne comprend pas les enjeux de Benno Bokk Yakaar, heureusement que le Président Macky Sall a compris l’enjeu politique et l’importance d’avoir à ses côtés des personnalités politiques qui pourraient l’aider à asseoir une stabilité politique, sociale et économique. Youssou Diallo ne comprend pas, peut-être, que Moustapha Niasse n’a pas besoin de l’Assemblée nationale pour être ce qu’il est. Aujourd’hui, le Parlement a plus besoin de Moustapha Niasse que ce dernier n’a besoin de l’Assemblée nationale, du fait de son expérience, son expertise, sa sagesse. Je ne lui en veux pas, parce qu’il est atteint d’une certaine myopie politique et n’arrive pas à lire les enjeux politiques de l’heure. Il devait plutôt essayer d’aider le Sénégal à relancer l’un des fleurons de l’économie, la Sonacos Sa plutôt que de s’ériger en gangrène de la coalition Benno Bokk Yakaar.  «Il ne comprend pas les enjeux qui ont fait que les présidents Tanor Dieng, Moustapha Niasse, la Ld, le Pit… » «Je ne suis pas dans une logique pour dire que Moustapha Niasse doit ou ne doit pas conduire la liste de Benno aux prochaines élections législatives. Nous sommes dans une dynamique d’assurer au Président Macky Sall une large majorité. Nous sommes dans un régime où si le pouvoir n’a pas une majorité parlementaire, le pays sera bloqué. Nous avons tous intérêt à aider le Président Macky Sall à avoir cette majorité. C’est pourquoi, j’ai dit qu’il ne comprend pas les enjeux qui ont fait que les présidents Ousmane Tanor Dieng, Moustapha Niasse, la Ld, le Pit… se sont regroupés autour du Président Macky Sall pour l’aider à matérialiser le concept : gagner ensemble et gouverner ensemble. Il est toujours dans cette logique. Malheureusement, c’est un militant de la 25e heure qui pense pouvoir jouer un rôle essentiel, après avoir touché ses salaires de conseiller technique du ministre de l’Agriculture et président du Conseil d’Administration (Pca) de Sonacos Sa en tirant sur les alliés stratégiques du président de la République. Moustapha Niasse vient de boucler plus de 5O années de vie politique et il nous prépare parce qu’il a maintenant une mission d’encadrement et d’orientation. Heureusement que le président de la République comprend cela. Je pense que sa collaboration avec le Président Macky Sall est dans l’intérêt du Sénégal».   «Le Président Macky Sall a plus besoin d’une large coalition» «Les gens ont toujours tenté de détruire les bonnes relations entre le Président Niasse et le chef de l’Etat pour des intérêts crypto personnels. Nous avons tous contribué à la stabilisation du pays. Le Sénégal n’a pas pratiquement une opposition. Il ne faudrait surtout pas que des transhumants essaient à tout prix de séparer le Président Macky Sall du Président Moustapha Niasse. Je me demande même si Youssou Diallo n’est pas en mission commandée pour essayer d’abréger le magistère du Président Macky Sall. Aujourd’hui, le Président Macky Sall a plus besoin d’une large coalition parce que l’histoire politique du Sénégal a montré qu’aucun parti, pris individuellement, ne peut gagner une élection».   La vieille garde doit rester encore aux affaires «Je ne partage pas cette opinion parce que comme le disait Serigne Babacar Sy, il faut avoir peur d’une conférence où il n’y a uniquement que des jeunes. Dans la vie, tout est mixage. Nous autres jeunes, nous avons besoin de nos devanciers, comme ils ont besoin de nous. Malheureusement, nous sommes une génération très pressée qui veut tout avoir aujourd’hui et maintenant. Dans la vie, il faut rechercher le savoir et avoir le culte du travail.»  (L’AS)

Autres articles

l’article apparu sur Dakar Actu

original article sur dakar Actu

Articles similaires