Gestion politique du budget de la ville de Dakar : Les précisions des partisans de Khalifa Sall

Le vote du budget de la Ville de Dakar n’a pas été paisible. Un conseiller municipal, membre de l’Alliance pour la République (Apr), a profité de l’occasion pour attirer l’attention de ses pairs « sur le danger de voir Khalifa Sall  se servir de cette manne financière » pour battre campagne. En effet, avec sa récente tournée dans plusieurs localités du nord du pays, le secrétaire à la vie politique du Ps est soupçonné de puiser dans les caisses de sa municipalité pour se lancer dans une précampagne. Mais pour le maire de Derklé, par ailleurs conseiller à la Ville de Dakar, il s’agit d’un faux débat « pour convoquer des arguments fallacieux ».  Cheikh Guèye  justifie le budget alloué à la communication par l’installation de « la prise en charge des factures de la SONATEL pour les prestations suivantes : la consommation téléphonique, le programme ‘’Internet à l’école’’ et la connexion des feux de signalisation tricolores… ».  A travers un communiqué, la Ville de Dakar informe que les huit cent cinquante millions de francs CFA (850 000 000) inscrits pour les secours aux indigents témoignent de  l’attention particulière que la ville accorde aux Dakarois les plus vulnérables.  S’agissant des dépenses diverses, la municipalité révèle qu’elles sont inscrites au chapitre 509 dans  la nomenclature budgétaire des collectivités locales pour un montant d’un milliard trois cent cinquante-sept millions huit cent quatre-vingt-neuf mille deux cent trente (1 357 889 230) francs CFA. « Ces dépenses concernent les salaires du personnel contractuel, le capital décès, les frais médicaux du personnel, les frais d’hospitalisation du personnel, les frais de recyclage du personnel, l’habillement du personnel, les billets d’avion, l’opération ndogu (ramadan) », renseigne  la mairie de Dakar. Sur sa lancée, le conseiller politique de la ville de Dakar précise que  depuis 2009, la commune  essaye de distinguer ce qui relève de la mairie et ce qui est de la politique. Lui emboîtant le pas, Moussa Taye joint au téléphone de EnQuête précise : « Toutes nos activités sont financées par nos propres moyens, nous n’avons jamais usé de l’argent public pour des fins politiques. Si nous décidons d’aller en campagne  électorale aux élections législatives, nous trouverons les moyens humains, logistiques et matériels ». Pour Fatima Gassama Fall du Fsd/Bj, les critiques sont permises dans toutes les gestions mais il faut des arguments solides pour défendre ses idées. Cependant, pour l’adjoint du maire de Yoff, Khalifa Sall a un agenda politique et compte occuper le terrain  d’ici les prochaines législatives.  « Nous voulons édifier l’opinion car c’est à partir du budget de la Ville destiné à l’amélioration des conditions de vie de la mairie  qu’il va financer sa précampagne », a alerté Ibrahima Fall.          «  EnQuête »

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