Vers « un rééquilibrage » des connaissances immatérielles et matérielles

Kaolack, 11 jan (APS) – Le Sénégal a autorisé des travaux de recherches dans le but de parvenir à « un rééquilibrage » des connaissances immatérielles et matérielles documentées des communautés présentes dans le pays, a annoncé Oumar Badiane, chef de la Division du patrimoine culturel immatériel du ministère de la Culture et de la Communication.

Cette nouvelle orientation s’explique par le fait que le Sénégal « a ’’très peu travaillé dans la documentation du patrimoine immatériel, c’est-à-dire les expressions culturelles de nos communautés, de nos peuples », a-t-il expliqué, dans un entretien accorde à le correspondant de l’APS à Kaolack (centre).

Selon M. Badiane, la convention 2003 de l’UNESCO, axée sur la sauvegarde du patrimoine immatériel, invite les pays à travailler à ce rééquilibrage.

Le Sénégal, est en train de s’inscrire dans cette perspective, « en procédant à l’inventaire des richesses culturelles’’ produites par les communautés du pays, a-t-il ajouté.

Jusque-là, « on s’est concentré sur l’inventaire du patrimoine culturel matériel hérité des accidents de l’histoire qu’on a eue avec le colonisateur », a déploré le chef de la Division du patrimoine culturel immatériel du ministère de la Culture et de la Communication.

« Le Sénégal a depuis son accession à l’indépendance, beaucoup travaillé à la promotion du patrimoine culturel matériel, c’est-à-dire, le patrimoine bâti, les sites et monuments historiques, ou encore les bâtisses coloniales », a-t-il noté.

« Donc, c’est cette histoire qui a été documentée dans des manuels », a poursuivi Oumar Badiane, selon qui « il est vrai que ce patrimoine culturel colonial est important mais ce n’est pas plus important que nos productions qui structurent notre vie au quotidien ».

‘’Donc, à travers ce rééquilibrage, il s’agit de revoir nos systèmes de gouvernance dans nos sociétés traditionnelles, les modes de connaissances thérapeutiques, les significations des danses et les rituelles », a-t-il expliqué.

Il s’agit aussi de « revoir comment tous ces valeurs participent à développer une conscience collective et à aider nos sociétés à se développer et à survivre au temps et dans l’espace », a indiqué M. Badiane.

La Division du patrimoine culturel immatériel, est une division logée à la Direction du patrimoine culturel du ministère de la Culture et de la Communication. 

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