Tambacounda : le processus d’élaboration du plan de gestion des eaux du Sandougou lancé

Tambacounda, 1-er déc (APS) – Le processus d’élaboration du plan de gestion intégrée des ressources en eau de l’Unité de gestion et de planification des ressources en eau (UGP) du Sandougou, dans région de Tambacounda (est), a été lancé jeudi lors d’un atelier présidé par l’adjoint au gouverneur Hamet Tidiane Thiaw.

Cet atelier d’information et d’échanges, tenu au conseil départemental de Tambacounda, a enregistré la participation des organisations d’éleveurs, de services régionaux, des producteurs de banane, des associations de femmes, entre autres.

Le gouvernement du Sénégal a adopté la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE), une politique lancée au plan international en 2002 à Johannesburg, en cours de mise en œuvre par le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement. 

Dans le cadre de cette initiative, les pays concernés sont à terme appelés à élaborer leur Plan d’action pour la gestion intégrée des ressources en eau (PAGIRE).

Le pays est divisé en cinq unités de gestion et de planification, que sont la vallée du fleuve Sénégal, la Casamance, le Bassin arachidier et le Cap-Vert, le Sénégal Oriental, qui sont subdivisées en 28 sous-unités. 

Il s’agit d’espaces territoriaux hydrologiquement homogènes, a expliqué Moctar Sall, chef de la division système d’information et de planification de la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (DGPRE).

Inscrit dans une dynamique de gestion intégrée impliquant tous les acteurs, un plan de gestion est « une nécessité pour maîtriser tous les usages et protéger les ressources en eau », a dit Niokhor Ndour, directeur de la gestion et de la planification des ressources en eau au ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

Incluse dans le projet UE/PEPAM, financé par le 11-ème Fonds européen de développement (FED) (2014-2016), cette composante gestion des ressources en eau vise à réduire la pauvreté en milieu rural.

Elle est également axée sur la promotion de la gestion durable des ressources en eau, le renforcement de la gouvernance du secteur, mais aussi l’amélioration des connaissances et moyens de gestion des ressources en eau.

Le projet cherche aussi à assurer un accès durable à l’eau potable et table pour ce faire sur la réalisation de plans de gestion des ressources en eau dans les 28 sous-UGP.

De même, chaque commune sera dotée aura un plan local GIRE, pour la durabilité de la gestion mais aussi pour la valorisation des ressources en eau, qui sera adossé à un plan de communication. Il est en outre envisagé un schéma directeur d’aménagement pour la période 2016-2030.

L’atelier de Tambacounda bouclait une série de rencontres de ce genre entamées mardi Sédhiou, puis à Kolda, mercredi, en vue du lancement de l’étude d’élaboration des plans de gestion des ressources en eau.

Dans un contexte de changements climatiques où la ressource en eau est « de plus en plus impactée », les besoins en liquide précieux sont croissants du point de vue social, économique et environnemental, a fait valoir Niokhor Ndour. 

D’où la nécessité de maîtriser cette ressource, pour bien la gérer, pour l’intérêt des populations, a-t-il dit, ajoutant que le volet réalisation d’infrastructures du projet PEPAM-UE est en cours de finalisation, et les forages construits vont bientôt être réceptionnés.

« L’idée est de voir comment valoriser, protéger la ressource pour satisfaire les besoins des populations sans compromettre la ressource, dont la gestion est érigée au rang de priorité par le gouvernement », a dit M. Ndour.

Le processus d’élaboration des plans de gestion prend « à peu près deux ans », à compter de leur date de lancement, a pour sa part relevé Hugo Van Tiborg, responsable des infrastructures au sein de l’UE pour le Sénégal. 

Une cinquantaine de forages ont été réalisés dans les régions de Sédhiou, Kolda et Tambacounda dans le cadre du projet PEPAM-UE, qui s’occupe aussi d’assainissement.

Pour Hugo Van Tiborg, les infrastructures hydrauliques souvent mises en avant ne serviraient à rien si en l’absence d’une gestion durable de l’eau, la ressource n’était plus disponible.

Cet atelier est un « exercice de planification » et « un exemple complet de territorialisation d’une politique publique », en ce sens qu’il traduit la prise en compte des préférences des acteurs territoriaux dans la mise en œuvre d’une politique nationale, a dit l’adjoint au gouverneur Hamet Tidiane Thiaw.

l’article apparu sur agence de press Senegalaise

original article sur agence de press Senegalaise

Articles similaires