Ousmane Sow,  »humaniste de la sculpture contemporaine » (Michaëlle Jean)

Dakar, 1er déc (APS) – Le sculpteur sénégalais Ousmane Sow, décédé jeudi à Dakar à l’âge de 81 ans, demeurera « l’humaniste de la sculpture contemporaine », a estimé la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Michaëlle Jean. »Artiste, lui-même d’immense stature sur la scène internationale, dont on salue le geste et l’esprit libres, Ousmane Sow demeurera une figure emblématique, l’humaniste de la sculpture contemporaine », a déclaré Michaëlle Jean dont les propos sont cités par un communiqué reçu de ses services.

« Avec ses sculptures, plus grandes que nature et hors du temps, Ousmane Sow a magnifié et immortalisé les figures puissantes d’hommes, de femmes et d’enfants de l’Afrique, son continent, et d’ailleurs », a souligné la SG de l’OIF.

Elle a fait part de sa « très grande tristesse » à l’annonce du décès de cet artiste « à nul autre pareil », qui « a ouvert les yeux du monde sur la réalité de l’art africain contemporain ».

La secrétaire générale de l’OIF, « au nom de la Francophonie et en son nom personnel », a exprimé ses « très sincères condoléances à la famille, aux proches, au peuple sénégalais et à la communauté artistique partout en deuil », rapporte le communiqué.

A l’annonce de son décès des suites d’une longue maladie, le président sénégalais, Macky Sall, a salué la mémoire du sculpteur sénégalais, le Sénégal a perdu « une figure éminente de son paysage cultuel », premier artiste africain à être entré à l’Académie des Beaux-arts de Paris en 2013.

« Ousmane Sow a produit une œuvre prodigieuse qui l’a élevé au rang de monument de la création artistique sénégalaise, africaine et mondiale. Ousmane Sow a produit des personnages et des scènes qui témoignent de la longue histoire de l’Afrique, de son identité et de ses rapports au reste du monde. Plus, il a plongé dans les faits marquants de la trajectoire d’autres nations et d’autres peuples », a rappelé le président Macky Sall.

Après avoir exercé le métier de kinésithérapeute en France jusqu’en 1965, date de son retour au Sénégal, Ousmane Sow décide, en 1984, d’ouvrir un cabinet privé de kinésithérapie qu’il abandonne ensuite, à l’âge de cinquante ans, pour se consacrer entièrement à la sculpture.

Le sculpteur était à l’honneur au Salon d’automne, une exposition d’art contemporain tenu à Paris il y a quelques semaines, sur les Champs Elysées, et dont l’édition 2016 comportait pour la première fois « un espace africain ».

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