La sortie du président Sall sur la crise politique en Gambie au menu

Dakar, 17 déc (APS) – Les quotidiens reçus samedi à l’APS accordent une large place à l’entretien que le chef de l’Etat Macky Sall a accordé à France 24,portant sur la crise politique en Gambie, notamment les solutions post-crise pour le président sortant Yahya Jammeh et la réconciliation dans ce pays,etc.)

« Je suis convaincu que le dialogue permettra de faire entendre raison à Jammeh », déclare Macky Sall dans Le Soleil qui a repris dans son intégralité l’interview que le chef de l’Etat sénégalais a accordé à la chaîne de télévision française d’information en continu à la veille de sa visite d’Etat en France, du 19 au 23 décembre.

Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 22 ans, conteste les résultats de la présidentielle gambienne du 1-er décembre dernier, au lendemain de laquelle il avait reconnu sa défaite et félicité son adversaire pour sa victoire. Il avait exigé la tenue d’une nouvelle élection.

« Macky ouvre une porte à Jammeh », écrit L’As, citant le président qui dit « je suis pour qu’on lui permette de partir tranquillement ».

« Au nom de la paix, il faut trouver des compromis » ,déclare encore le président sénégalais dans l’Observateur sur la crise post-électorale en Gambie.

Ce qui fait dire au Quotidien que « Macky aménage une sortie à Jammeh », avec une photo des présidents sénégalais et gambiens dans sa manchette.

Le président Sall dont les propos sont repris par ce journal, déclare « Nous devons le respecter », ajoutant « il faut trouver une porte de sortie qui le protège ».

« Dans son entretien, Macky est resté vraiment diplomatique .Loin du ton ferme utilisé par Mankeur Ndiaye (le ministre des Affaires étrangères) après la volte-face de l’homme fort de Kanilai », commente Le Quotidien.

Selon toujours ce journal, « le président Sall lui ouvre les frontières pour lui permettre de couler une retraite paisible .Cette voie de sortie va lui permettre de prendre le chemin de Kanilai sans se regarder dans le rétroviseur noirci de pratiques anti-démocratiques ».

« Sall ne salit pas son pair qui ne sera pas samedi à Abuja .Kanilai sera le champ du départ »,pointe Le Quotidien.

Pour sa part, Vox Populi indique que « Macky Sall déconseille à Jammeh la confrontation. Je ne pense pas qu’il soit raisonnable pour le président Jammeh d’engager l’épreuve de force (…) », déclare le président Sall.

Toujours dans des propos repris par le même journal, il ajoute que « les conséquences vont être beaucoup plus dramatiques », en usant toutefois un discours apaisant « nous devons respecter le président Jammeh et lui parler, qu’il comprenne que lui-même a reconnu sa défaite ».

Par contre, La Tribune fait savoir que « ça ne bouge pas en Gambie », ajoutant que l’Organisation des Nations unies accule Jammeh.

A en croire ce journal, le déplacement que le général Ousmane Badje devait effectuer auprès des casques bleus gambiens au Darfour, le 20 décembre, a été annulé par l’ONU qui s’inquiète des récentes prises de position de l’armée en Gambie depuis la volte-face de Yahya Jammeh au sujet des résultats de la présidentielle du 1 er décembre.

« Jammeh est un danger qui doit être rapidement isolé »,déclare la directrice régionale de Article 19, Fatou Diagne Senghor, dans un entretien accordé à Enquête.

« Il ne faut pas que le débat tourne autour de Jammeh. Il doit tourner sur l’avenir de la Gambie, sur ces familles qui ont quitté la Gambie pendant longtemps .Mais aussi sur ces jeunes qui ont fui et qui, peut-être ne reviendront plus au pays (…) », a-t-elle dit dans ce journal.

Pour le reste les quotidiens se sont intéressés à la visite d’Etat du président Macky Sall en France du 19 au 23 décembre.

« La France sort le grand jeu pour Macky », écrit Libération selon qui le drapeau du Sénégal flotte sur l’Avenue des Champs Elysées à côté de celui de la France.

Le journal explique que c’est « une manière pour les autorités françaises de donner à la visite du président sénégalais tous les honneurs qui accompagnent une visite d’Etat, la plus élevée du protocole français ».

L’Observateur nous livre de son côté ‘’les détails d’une visite historique’’, en précisant que le séjour du président Sall a été écourté de 5 à 4 jours et l’ancien président Abdou Diouf dans le comité d’accueil à l’Académie d’Outre-Mer.

Le journal signale cependant qu’il y’a des risques d’affrontements entre le Front pour la défense du Sénégal/Mankoo Wattu Senegaal (opposition) et l’Alliance pour la République (APR, pouvoir), en ajoutant que le FDS a prévu d’organiser une marche le 21 décembre à Paris.

Toujours à propos de cette visite du chef de l’Etat en France, Walfquotidien signale que « l’opposition lui prépare un séjour de feu », en renseignant qu’une marche de protestation est prévue le 21 décembre à Paris pour dénoncer les dérives du régime de Macky Sall.

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