Démonstration de force des partis membres de la majorité présidentielle , kayi mun gani mun godé

La majorité présidentielle a organisé, ce matin à Niamey tout comme hier à l’intérieur du pays, une marche grandiose pour célébrer et soutenir le Président de la République, Chef de l’Etat, Issoufou Mahamadou. Cette marché répond à celle organisée le 21 décembre 2016, où l’opposition politique et la société civile ont vivement attaqué le Chef de l’Etat.

La violence de leurs propos et le manque de discernement proférés lors de la sortie de l’opposition ont contraint la majorité présidentielle à battre le pavé non pas pour insulter ou dénigrer mais pour réaffirmer que la démocratie n’est pas une licence à tout faire.
La démocratie exige une éthique de respect de l’autre et une élévation du niveau du débat au sein de la communauté nationale.
Kayi mun gani mun godé, ni te, ir di ir sabou, a été le refrain des marcheurs, qui de la place Toumo à la place de la Concertation ont affronté les caprices de la nature pour apporter leur soutien aux actions du Président de la République. Ils étaient tous là, les leaders de la majorité et une marée humaine main dans la main pour scander et magnifier les actions multiformes entreprises par le Président de la République depuis 2011 en faveur du Niger et de son peuple.
Dans son allocution, le président du PNDS Tarayya, M. Bazoum Mohamed a indiqué qu’en 5 ans de pouvoir, le Président Issoufou a augmenté les salaires de base de 5,8 et 10% selon les catégories ; il a alloué des primes à tous les cadres de l’Etat et réduit de 5% l’impôt unitaire sur les traitements et salaires tant du secteur public que privé. « Ainsi en 5 ans la masse salariale a été plus que doublée ».

« Aujourd’hui ce sont 25.605 étudiants qui sont boursiers pour une enveloppe de 16 milliards de FCFA. Pendant les 7 ans de son pouvoir, l’université de Niamey avait, on se souvient, connu 3 années blanches. En 2010, un contractuel du Primaire percevait 57.500F de pécule. Aujourd’hui il perçoit 78.750F. Des milliers de contractuels ont par ailleurs acquis le statut de fonctionnaires. Dans le domaine de la santé, le Président Issoufou a recruté près d’un millier de médecins et plus de 2000 paramédicaux, soit le tiers du personnel médical actuellement en activité », a-t-il martelé.
En ce qui concerne les mesures d’assainissement que le régime a pris en faisant déguerpir les kiosques construits sur les trottoirs et autour du grand marché de Niamey, l’opposition a voulu selon lui, se saisir de ce problème pour provoquer des émeutes et espérer ainsi avoir l’occasion dont ils ont toujours rêvé d’aller à l’assaut du pouvoir.
« Ces mesures de déguerpissement que nous avons prises sont très douloureuses pour nous aussi, mais notre sens du devoir nous les a imposées. C’est le prix à payer pour que notre capitale devienne une ville répondant aux normes d’urbanité indispensables. Avant nous, Lagos, Ndjamena, Dakar, Ouagadougou, Bamako sont passés par là. La même opération est en train d’être menée à Cotonou depuis moins d’une semaine. Nulle part dans toutes ces villes des forces politiques n’ont tenté d’en faire une exploitation aussi mesquine qu’ici, où un véritable psychodrame est entretenu dans l’espoir d’émeutes improbables. Le président du PNDS est encore revenu sur la situation économique, en disant que notre pays ne se porte pas plus mal que d’autres », a-t-il estimé.
Pour Bazoum Mohamed, la légitimité d’un pouvoir en démocratie procède des urnes.
Or, les urnes ont parlé en mars 2016 et le résultat est palpable, notamment à l’Assemblée nationale où la majorité dispose de 138 députés contre 31 seulement pour l’opposition. Le Président Issoufou récolte de nombreuses distinctions prestigieuses de la part de divers acteurs internationaux en reconnaissance de son leadership régional et du rôle éminent qu’il joue, surtout pour la sécurité et la lutte contre le terrorisme.
Puisque nous avons remis les pendules à l’heure, il ne me reste qu’à vous remercier du fond du cœur en vous promettant que le Président Issoufou sera toujours à vos côtés pour le bonheur du Niger, pour sa stabilité et sa prospérité ».
M. Bazoum Mohamed a également exprimé toute sa satisfaction de trouver si nombreux et si enthousiastes, les militants répondant ainsi à l’appel que les leaders ont lancé pour se retrouver à la place de la concertation. Il a aussi fustigé les personnes qui font recours à des discours de haine et utilisent les réseaux virtuels des nouvelles technologies.
Ainsi, à partir de l’Amérique et d’autres pays, notamment d’Afrique et d’Europe, des individus incultes se réclamant d’un parti politique bien connu postent sur les réseaux sociaux des messages de haine dont eux et leurs semblables ne se délectent que parce que leurs âmes sont en ruine et leurs esprits dévoyés. Notre marche d’aujourd’hui se veut une protestation contre la banalisation de l’injure et du verbe violent en politique » a déclaré M. Bazoum Mohamed.

Cette marche, ajoute-t-il, « vise à dire à ces personnes que la démocratie assigne à ceux qui veulent en jouir une certaine éthique fondée sur le respect de l’autre et sur l’impératif de la cohésion au sein de la communauté ».
Pour le président du PNDS Tarayya, cette recrudescence du discours radical porté par la haine comme à la fois son principal vecteur et son carburant procède de l’application des décisions arrêtées à l’issue du Forum du parti MODEN- FA- LUMANA tenu à Abidjan à la mi-novembre 2016.
A l’occasion de cette rencontre a-t-il dit, ce parti a, en effet, décidé de mettre en œuvre une stratégie de subversion basée sur des manifestations de rue à Niamey censées déboucher sur une insurrection populaire.
À propos de l’Auteur
Namalka Bozari (Contributeur Web) Tamtaminfo News

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