Vente de la résidence de l'ambassadeur à Wasington: DECLARATION CONJOINTE Fndu-Rfd

Le régime actuel se caractérise par la gabegie et le pillage systématiques. En plus de la dilapidation de l’énorme richesse accumulée durant ces dernière années du fait de la montée sans précédent des prix du fer et de l’or, en plus de la multiplication de la dette extérieure du pays, en plus de la ponction continuelle sur les revenus des citoyens qu’il opère à travers les prix des hydrocarbures et l’augmentation des impôts et des droits de douanes sur les matières de première nécessité, il s’est tourné vers le patrimoine immobilier de l’Etat pour se l’approprier et le ‘’vendre’’ dans des conditions obscures à l’entourage familial du chef du régime et à ses proches. Dans une nouvelle manifestation de gabegie, le régime s’apprête à brader, à vil prix, la résidence de notre ambassadeur à Washington, située dans l’un des quartiers les plus beaux et les plus chers de la capitale américaine, dans l’opacité totale et sans aucune justification valable. En vue d’exprimer son rejet de cette opération, la communauté mauritanienne aux Etats Unis d’Amérique a organisé un sit-in devant l’ambassade et a lancé un appel de détresse à toutes les forces vives du pays, afin d’empêcher le bradage de cet important patrimoine.
Déjà, plusieurs institutions et propriétés foncières de l’Etat ont été victimes de cette boulimie :
Des écoles ont été ‘vendues’’ sans aucun souci de l’avenir de milliers d’élèves – généralement issus des couches pauvres – qui les fréquentaient, surtout qu’aucun établissement scolaire n’a été construit dans les quartiers concernés pour les remplacer.
Une partie du terrain de l’école de police a été ‘’vendue’’ et les nouveaux propriétaires des boutiques et des immeubles peuvent à loisir, à partir de leurs balcons et de leurs fenêtres, connaitre ce qui se passe à l’intérieur de cette institution sensible de notre sécurité nationale.
Le terrain des ‘’Blocs’’ a été ‘’vendu’’ avec – avait-on dit – l’obligation faite aux acquéreurs de bâtir des immeubles sur leurs parcelles dans un délai de trois ans sous peine que ces parcelles seraient reprises par l’Etat. Sept ans après, les immeubles n’ont pas été bâtis et les parcelles n’ont pas été récupérées.  La place des ‘’Blocs’’ est restée comme une plaie béante au coeur de la Capitale où trônent, comme des fantômes, les deux immeubles inachevés qu’on avait  obligé la SNIM à construire, comme témoins de l’incurie dans la gestion de la Société et de la gabegie du pouvoir.
Ce ne sont là que quelques exemple parmi tant d’autres : des casernes ont également été ‘’vendues’’ et des terrains ainsi d’autres propriétés foncières de l’Etat ont également subi le même sort à Rosso et à Nouadhibou, cela au moment où de très nombreux services de l’Etat n’ont pas où se loger et se trouvent dispersés à travers la Capitales dans des locaux loués et inadaptés.
Plus grave encore, les revenus de ces ‘’ventes’’ ne figurent nulle part comme recettes dans le budget de l’Etat.
Inspirés par le patriotisme, l’intégrité et la vision qui ont marqué l’œuvre de la génération des fondateurs de la Nation, imprégnés de l’atmosphère de notre glorieuse fête d’indépendance :
Nous saluons chaleureusement le sursaut de notre colonie aux Etats Unis d’Amérique contre le bradage du patrimoine national. Nous saluons également en elle son esprit patriotique et son combat pour une Mauritanie démocratique où tous les citoyens jouissent de la justice, de l’égalité et du bien-être. 
Nous condamnons fermement la  volonté du régime en place à détruire et à brader tout ce qui est précieux et cher à ce peuple, et à transformer ce pays en une boutique où tout est à vendre…
Nouakchott, le 29 Safar 1438 – 30/11/2016
LE FORUM NATIONAL POUR   LERASSEMBLEMENT DES
LA DEMOCRATIE ET L’UNITE                    FORCES DEMOCRATIQUES

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