MAMADOU M’BARE COULIBALY, PDG DE L’O.N : Un homme d’expérience à la tête du grenier de l’agriculture

Seize mois après sa prise de fonction comme président-directeur général de l’Office du Niger, Mamadou M’Baré Coulibaly dirige avec succès les attentes de la population en matière de production, de renforcement de capacité des infrastructures et du personnel afin d’atteindre les Objectifs Millénaires de Développement (OMD).
Nommé Président directeur général du géant de l’agriculture de la sous-région : l’Office du Niger, le 20 juillet 2016, Mamadou M’Baré Coulibaly chercheurs a pris fonction le 1er septembre 2016. Après de multiples entretiens et rencontres avec le personnel de l’entreprise, il forme son équipe avec plus de place aux jeunes. L’objectif est d’insuffler une nouvelle dynamique à la gestion des ressources humaines et de mettre la nouvelle administration en confiance avec les paysans et les partenaires techniques et financiers (PTF). La nouvelle culture à l’Office du Niger est désormais la gestion axée sur le résultat.
Pour l’atteinte de ces objectifs, la promotion des jeunes cadres, des visites de terrains, la création de nouveaux villages agricoles sont entre autres les réalisations et projets du PDG.
Mamadou M’Baré Coulibaly, pour insuffler un sang nouveau, a fait comme priorité, la promotion des jeunes cadres. Ainsi des jeunes ont été nommés aux postes de directeur adjoint, de gestion de l’eau et de différents chefs services et directeur de zones.
Visites de terrain
Dès sa prise de fonction, Dr Coulibaly a multiplié les visites de terrain afin de rapprocher davantage l’administration de l’Office du Niger des paysans. Le ministre de tutelle, Kassoum Denon n’est pas resté en marge de ces visites. Ensemble, ils ont multiplié des initiatives afin que de grands projets puissent prendre corps à l’Office du Niger. Parmi lesquels, on peut citer : la progression de la mutation d’une société paysanne d’exploitation traditionnelle vers une société d’exploitation agricole moderne à travers les moissonneuses batteuses.
Des séances de démonstration ont été effectuées dans les zones courant le dernier trimestre de l’année qui vient de s’achever et qui correspondait à la période de récolte en zone Office du Niger. Ces démonstrations ont permis de montrer à beaucoup de producteurs la capacité technologique de ces équipements en matière de bonne récolte et de battage afin de réduire les pertes et de créer un large environnement de vulgarisation et de diffusion de la technologie.
Vers la création de « Nouveaux villages agricoles »
Autre grand projet en gestation est la création de « Nouveaux Villages Agricoles » (NVA) qui se définit comme un espace géographique abritant des aménagements hydro-agricoles où se déroulent de façon holistique les activités de développement économiques touchant les sous-secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la pèche, de la foresterie, de l’agro-industrie, des infrastructures socio-économiques de base. Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Initiative présidentielle de création de Nouveaux villages Agricoles (NVA) sur l’ensemble du territoire National, l’objectif global du projet est la faisabilité de l’aménagement de 3 300 ha dans la zone de M’Béwani et l’installation de Nouveaux Villages Agricoles.
Le respect des réunions statutaires
Handicapé, depuis un certain temps, par la lourdeur administrative, l’Office du Niger sous la houlette du PDG Mamadou M’Baré Coulibaly, a pu organiser à un rythme accéléré les réunions statutaires dans un délai record. Ainsi, il y a eu successivement des rencontres du comité de gestion, le 29 novembre 2016 ; la cinquième réunion du comité de suivi du contrat-plan 2014-2018 entre Etat-Office du Niger et les exploitants agricoles, les 7 et 8 décembre 2016 ; la revue, le cadrage des projets et programmes, le 10 novembre 2016 ainsi que les 38è et 39è sessions ordinaires du conseil d’administration les 14 et 29 décembre 2016.
Une nouvelle vision en 9 points partagée avec tous
Après la composition de la nouvelle équipe dirigeante, la direction de l’Office du Niger a initié plusieurs rencontres avec l’encadrement, les paysans et les partenaires techniques et financiers (PTF) afin de partager avec ceux-ci sa vision qui sera transformée en plan d’action.
Cette nouvelle vision s’articule autour de neuf points. Il s’agit delà sécurisation du pont barrage de Markala face à l’augmentation du trafic routier avec le développement des filières végétales et animale et à la menace terroriste ; le renforcement de la sécurité foncière des exploitants agricoles avec l’application stricte des textes régissant la gérance des terres ; la poursuite de la politique de responsabilisation, d’organisation et de défense des intérêts des exploitants agricoles conformément aux dispositions de la Loi d’Orientation Agricole ; la mise en œuvre d’un programme gouvernemental d’aménagement à un rythme soutenu de nouveaux aménagements à hauteur d’au moins 15 000 ha par an ; la gestion des aménagements avec la maîtrise totale de l’eau en se basant sur les contours du changement climatique ; l’ouverture des réseaux principaux d’irrigation (3è bief du Fala de Molodo, dragage des 1 re et 2è biefs du Fala de Molodo, élargissement du canal du Macina et du Fala de Boky-Wèrè) pour non seulement améliorer le pâturage des animaux, mais également pour reconstituer l’écosystème dans le cadre du changement climatique ; la promotion des structures privées de production de semences (riz, maïs, oignons pomme de terre…) adaptées au climat, en vue d’accroître la production et la productivité des exploitations agricoles et de réduire la dépendance extérieure ; la promotion d’unités de transformation et de conservation des produits agricoles (cultures maraîchères, riz, maïs, pomme de terre, agrumes…) permettant d’accroître la valeur ajoutée desdites filières agricoles et enfin l’assainissement du crédit agricole et la forte implication du système bancaire dans le financement à des taux bonifiés des investissements et l’exploitation des terres ainsi aménagées avec une prise en compte de la mécanisation et de la modernisation des systèmes d’exploitation des terres avec la prise en compte des Exploitations Agricoles Familiales et Entreprise agricoles conformément à la Loi d’Orientation Agricole (LOA).
Des actions prioritaires à entreprendre
Elles consistent à procéder à la remise en état de fonctionnement normal du réseau hydraulique principal existant de l’Office du Niger, à ouvrir d’autres grands systèmes hydrauliques dans le cadre des extensions pour les nouvelles installations comme Fala Molodo, Fala Boky Wéré, les réseaux primaires connexes de distribution et de drainage. Les actions prioritaires concernent aussi l’immatriculation et le cadastrage systématique de toutes parcelles agricoles de l’Office du Niger afin de maîtriser non seulement la facturation de la redevance eau, mais aussi les besoins en eau d’irrigation. Le recensement systématique des terres attribuées en bail et leur état d’exécution, ainsi que le zonage des parcelles selon le mode de tenure des terres et conformément au Schéma Directeur de l’Office du Niger font également parties des actions prioritaires à entreprendre.
L’objectif visé par la réalisation de ces actions permettra à l’Office du Niger de jouer pleinement son rôle de leadership en matière d’agriculture irriguée en maîtrise totale de l’eau non seulement au niveau national, mais aussi au niveau sous régional. Toute chose qui permettra au Mali d’aller vers l’atteinte des Objectifs Millénaires de Développement (OMD).
Abou Kamara
 

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