MAHAMADOU BERTHE, DIRECTEUR DE CAMPAGNE DE KALFA SANOGO « Kalfa Sanogo est l’homme du changement »

Directeur de campagne du nouveau maire de Sikasso, Mahamadou Berthé, est un homme à tout faire à Sikasso. Lors des élections municipales du 20 novembre, il a accompagné le candidat de la coalition dirigée par Kalfa Sanogo pour la victoire. Dans l’interview ci-dessous, il nous parle des priorités
Les Echos : Qu’est ce que vous direz à ceux qui souhaitent savoir qui vous êtes ?
Mahamadou Berthé : Dans le passé, j’ai été secrétaire général adjoint de la jeunesse Adéma-PASJ. J’ai accompagné le RPM pour l’élection partielle de Housseini Guindo (Ndlr : actuel ministre des Sports qui fut avant d’être ministre, député à l’Assemblée nationale). J’ai aussi travaillé avec le Mouvement citoyen. En 2012, j’ai travaillé au compte du RPM. Aujourd’hui, je milite au sein d’une association implantée dans trois cercles du Mali et dans toutes les Communes de Sikasso.
Aux élections communales du 20 novembre 2016, j’ai accompagné Kalfa Sanogo. Nous savions qui est l’homme. A Sikasso, nous avons compris qu’il fallait un changement. Pour cela, il fallait porter à la tête de la Commune quelqu’un qui puisse nous rassembler autour d’un même objectif. L’unanimité était autour de Kalfa Sanogo. Les gens se sont levés volontairement. Nous avons été acteurs comme tant d’autres, pour que Kalfa Sanogo soit élu avec une majorité absolue au conseil communal. Il est l’homme de la situation et du changement tant attendu.
Les Echos : A vous entendre parler, vous sembler l’artiste de cette élection?
 M.B. : Non, je ne suis pas l’homme de la situation par qui il faut passer nécessairement. Je suis à la disposition de ceux qui veulent bien faire pour avoir une place de choix dans leur Commune, leur localité, pour le Mali.
Je dirai que j’ai l’art d’écouter les autres. Un bon homme politique doit avoir l’art d’écouter les autres, être sensible aux problèmes des autres. Etre social compte beaucoup dans notre milieu. Chaque milieu a ses réalistes. A Sikasso, la sociabilité a sa valeur. A Sikasso pour faire de la politique, il faut savoir faire la différence entre ceux qui prétendent avoir des gens derrière eux et ceux qui ont des gens derrière eux.
Les Echos : Les défis sont nombreux à Sikasso. Aujourd’hui, est ce que vous avez les moyens de votre politique ?
M.B. : Je dirai que nous avons tous les moyens. Le premier moyen quand on veut faire quelque chose, c’est la confiance et la foi. Quand vous avez la foi, le reste viendra. Aujourd’hui, les Sikassois ont compris que personne ne viendra faire l’avancée de Sikasso à leur place. Cela veut dire qu’ils sont prêts à payer les taxes, les différents impôts. Nous savons également que les bailleurs peuvent nous aider. Si le premier responsable est transparent, forcément les gens viendront nous appuyer dans nos activités de développement. Je dirai que le premier moyen, c’est l’Homme. Nous, nous avons eu la chance que Kalfa soit là pour faire cela.
Les Echos : Quelles sont les priorités à Sikasso ?
 M.B. : Nous avons dit et le maire a l’habitude de le dire, une population qui n’est pas éduquée est une population qui restera toujours en retard. Dans une de ses interventions, il a dit qu’il faut mettre l’accent sur la construction citoyenne, la construction des salles de classes pour éviter le pléthorique et aller également vers les Centres de santé, faire de telle manière que la santé soit de tout le monde. Les infrastructures de développement au niveau de la ville : ponts, routes etc. sont des réalités. Aujourd’hui, si vous comparez Sikassois à Bobo, il n’y a pas match. Il sait cela et a dit que ses premières forces sur lesquelles il peut compter ce sont les hommes.
 Les Echos : Maintenant que le maire a été installé que dites-vous aux populations ?
 M.B. : Je ne peux que remercier tous les Sikassois et toutes les Sikassoises, en particulier tous ceux qui se sont mobilisés autour de Kalfa Sanogo. Il y a des gens à Sikasso qui n’ont jamais voté et qui ne se sont jamais mobilisés autour d’une élection. Mais avec cette élection, on les a vus se mobiliser. Même les plus pingres ont eu à contribuer. Cela est un signe que les Sikassois attendent beaucoup de la nouvelle équipe communale.
Propos recueillis à Sikasso
Amadou Sidibé

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