AGE DE LA FEMAFOOT A SIKASSO : « Un non événement» pour le Collectif

Le porte-parole du Collectif des Ligues et Clubs majoritaires à l’Assemblée générale du 10 janvier 2015, dit ne prêter aucune importance à l’Assemblée générale extraordinaire de la Fédération malienne de football tenue le 29 novembre 2016 à Sikasso.
« Cette assemblée est nulle et de non-effet. Elle n’engage que ses auteurs. Elle n’est conforme ni aux statuts de la Fémafoot ni à la sentence du Tas », a tranché le porte-parole du Collectif, Yéli Sissoko. Ce dernier signe et persiste que cette assemblée générale extraordinaire est un « non événement ».
Les décisions de cette assemblée extraordinaires aux dires du président de la Fédération malienne de football, Boubacar Baba Diarra, interrogé par la presse sont  au nombre de trois à savoir: «la révocation de Yéli Sissoko du poste de président de la Commission centrale des finances, la validation des 9 personnes cooptées par le comité exécutif. Ces deux éléments ont été approuvés à l’unanimité par les 33 délégués présents. Aussi, l’assemblée a revu à la baisse les sanctions qui avaient été prises à l’encontre de certains responsables du football», indique le président de la Fémfoot sans se prononcer sur le cas des membres cooptés au sein du comité exécutif.
« La montagne a accouché d’une souris », s’est moqué Yéli Sissoko dans un entretien accordé aux journalistes. Le porte-parole du Collectif s’est montré plutôt dur envers les décisions de l’Assemblée générale extraordinaire de la Fémafoot à Sikasso, elle a été irrégulièrement convoquée. « Elle n’a rien à avoir avec les termes de la sentence du Tas. Nous pensons que cette assemblée générale extraordinaire n’a pas été convoquée en conformité avec les textes de la Fémafoot», affirme le porte-parole du Collectif.
Le Tas a ordonné la convocation d’une assemblée générale ordinaire, selon les statuts de la Fémafoot. Cette dernière, au mépris des règles du jeu et des textes, a refusé de suivre le Tas. Pis, la Fémafoot a adressé un courrier au Tas qu’elle n’est plus en mesure de convoquer une assemblée générale ordinaire, selon ses propres statuts. Aussi il a été demandé, selon le président de la Fémafoot à son institution de communiquer en toute urgence à la Fifa et au ministre des Sports, la liste du collège conformément à la liste des participants à l’assemblée générale ordinaire du 10 janvier 2015. Ce qui a été un autre échec et avait mis en cause le rapprochement souhaité par la Fifa sous les auspices du ministre des Sports.
Pour Boubacar Baba Diarra de la Fémafoot, citant ses statuts, le comité exécutif ne peut organiser qu’une seule assemblée générale ordinaire statutaire annuelle. Mais ce que le président de la Fémafoot oublie c’est que le Tas par son verdict, impose cette assemblée générale ordinaire et non l’extraordinaire en guise de respect des textes. « C’est à la Fémafoot de respecter ses propres statuts », a déclaré le Tas.
Devant la forclusion de la Fémafoot, à Zürich, le chef du Département des associations Primo Corvaro mais pas l’institution « Fifa », a suggéré au ministre de rapprocher les parties si le Collectif le veut, c’est à dire à aller à une assemblée générale extraordinaire. La suite est connue.
Concernant le retrait de la délégation de pouvoir au Comité exécutif actuel, il y a eu une ingérence d’un tiers au Mali par l’entremise d’une personne à la Fifa et surtout d’ingérence de la Fifa à travers son chef du Département en charge des associations.
« Le Mali est un Etat faible. Il suffit d’insister sur la suspension du pays », a conseillé un Malien à son point focal à Zürich. Ce dernier a aussitôt appelé dans un premier temps le ministre des Sports et une autre personne soi-disant proche du pouvoir en ces termes : « le mandat du président Diarra est intouchable. Tout retrait ou tentative de retrait d’agrément provoquerait une suspension automatique de votre pays de toutes les compétitions de football ».
On notait la présence des responsables de la Fifa à savoir le secrétaire général-adjoint , Urs Kluser et le membre du département des associations Veron Mosengo-Omba, de la Caf Lopez Nacimento ainsi que du Cnosm Oumarou Tamboura et de l’assemblée nationale par Cheick Oumar Kanouté.
A suivre donc
Boubacar Diakité Sarr
 
Entre crise et ingérence de la Fifa
Nonobstant le verdict du Tas, c’est la Fifa en règle des violations des statuts et textes qui suggèrent au ministre des Sports, de s’impliquer (une ingérence de l’Etat version Fifa), aussi de convaincre le Collectif à aller à une assemblée générale extraordinaire.
« Le problème du football malien n’est pas résolu. Ce qui est clair, ce que les émissaires de la Fifa et de la Caf présents à Sikasso peuvent s’accorder à tout sauf que la sentence du Tribunal du sport du 4 octobre 2016, n’a pas été appliquée », indique une source du Département des Sports. Sur l’absence totale de l’Etat à l’assemblée générale extraordinaire de Sikasso, il a dit ceci : « l’Etat n’entend pas cautionner l’illégalité. La Fifa a été saisie et le Collectif n’est pas d’accord pour l’assemblée générale extraordinaire de Sikasso tel que le Tas l’a stipulé dans sa sentence. A Zürich, en plus du Tas, il a été dit que les deux parties se retrouvent pour aller à une assemblée générale extraordinaire », ajoute notre source du Département des Sports.
A l’analyse le Tribunal arbitral du sport (Tas), doit se clarifier et clarifier son jeu. Puisque la Fémafoot ne finit pas de narguer le monde du sport roi malien sous le couvert de la Fifa. A chacun de faire son opinion sur l’assemblée générale extraordinaire. A la justice de trancher.B.D. S.
Les réactions
Veron Mosengo-Omba (membre du département des associations de la Fifa) :
Je ne peux pas mettre en cause la sentence du Tas. Je dirai simplement qu’à ce jour la Fémafoot à respecter le délai requis par rapport à cette assemblée générale extraordinaire. Sur la santé du football malien, je dois rendre un hommage à Salif Kéita et surtout le progrès des catégories d’âge. Sincèrement je souhaiterai que le Collectif soit présent…
Lopez Nacimento (représentant de la Caf) :
Le congrès s’est bien déroulé. Il est vrai qu’il y a des incompréhensions, des mal entendus. Mais le charme du football c’est l’union. Aujourd’hui une chance a été donnée aux adversaires pour aller avec la fédération. Je ne saurai terminer sans saluer l’ancien président de la Fémafoot Amadou Diakité pour avoir tracé le bon chemin pour le football malien.

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