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La chronique de l’Agitateur : Le retour du héros – Gaboneco

Il parlait de plans A B et C. Tous ces plans mis à exécution se sont avérés, hélas, inopérants puisqu’ils n’ont apporté aucun résultat escompté. Ping a certes rencontré les grands de ce monde, diné et échangé avec eux sur l’enjeu démocratique au Gabon qui peine à décoller démocratiquement à cause, dit-on, de ses cerbères que sont les Mbourantsouo Marie-Madeleine et autres René Aboghe Ella, deux personnages que l’on présente comme des génocidaires de notre démocratie embryonnaire. Mais Ping sait mieux que quiconque que la messe est dite.L’impérieuse transition politique au Gabon, lors de ce long périple européen et américain, a sans doute été marinée, malaxée, mâchée et ruminée au cours des différentes rencontres de notre champion déclaré. Le pôvre soldat est rentré la queue entre les jambes, le regard fuyant, la mine sombre, bredouille certes mais en triomphe tel un héros ayant remporté la bataille et non la guerre.Ceux qui ont été présents à son arrivée à l’aéroport ont vu un homme fatigué, sur les rotules, prêt à jeter l’éponge d’un combat qu’il dit pourtant vouloir poursuivre jusqu’au bout avec sur son front la désillusion qui pouvait se lire aisément. Même s’il a dit à ses supporters venus saluer son retour au pays qu’il ira jusqu’au bout, mais personne ne s’est prêté à de telles billevesées.

Pour lui il ne fallait pas donner l’impression que le combat est terminé et qu’il n’y a plus rien à quoi s’accrocher hormis le dialogue politique, son dialogue politique à lui qui reste et demeure son seul rempart. Un cadre de concertation d’où il pourra faire monter les enchères en vue du partage du pouvoir politique. Lorsqu’il dit aller jusqu’au bout, mais diantre de quel bout parle ce type ? On dirait que cet homme n’est pas encore sorti de ses rêveries qui le coupent de la réalité. Perché sur la bulle de ses illusions, l’homme ne réalise pas encore que l’eau a coulé sous les ponts et qu’il y a un président élu qui exerce ses fonctions à la tête du pays et que les conflits postélectoraux n’ont plus lieu de cité, il qu’il faut tourner définitivement la page.Face à une telle réalité implacable, Ping n’a d’autres choix que de se suicider histoire de sortir par la grande porte. A moins qu’il veuille organiser une guérilla urbaine comme cela se susurre dans les chaumières. Lorsqu’il avance que « 2009 ne sera pas 2016 », qu’entend-il faire, marcher sur les cadavres pour s’installer au palais de marbre, est-ce bien cela monsieur Ping ?

A l’analyse, il ne se fait aucun doute que Ping insulte ceux qui, en 2009, n’ont pas réussi à barrer la route du pouvoir à Ali Bongo. Pourtant, c’est le même personnage, alors président de la Commission de l’Union africaine qui déclarait que : « l’élection du président Ali Bongo ne souffre d’aucune contestation ». Comme l’homme est changeant au gré de ses seuls intérêts !!! A observer l’individu qui n’a plus rien à gagner, il n’est pas exclu qu’il penche pour le chaos.C’est peut-être cela qu’il entend par aller jusqu’au bout. C’est-à-dire jusqu’au sacrifice suprême. Pourtant l’alternative qui s’offre à lui c’est de la boucler et de faire le mort ou d’accepter la main tendue du chef de l’Etat au lieu de s’enfoncer durablement dans ses jérémiades de mauvais perdants. Jusqu’à quand Ping va continuer à nous brasser de l’air ?

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