Football/Sélection nationale : Pourquoi ne pas faire confiance à l’expertise (…) – Gaboneco

A moins de deux mois de la CAN Total Gabon 2017, le vide laissé par Jorge Costa, viré de la tête des Panthères, n’est pas toujours comblé. Après des deux matchs nuls de la sélection nationale désormais pilotée par José Garrido, la question relative à l’après Costa refait inexorablement surface. De nombreux férus du ballon rond se demandent s’il ne faut pas privilégier les compétences nationales ? Pays organisateur de la CAN 2017, le Gabon est comptabilise sa 7ème participation à la phase finale de ladite compétition. Une expérience peinant à fournir les résultats escomptés, et ce, malgré la pléthore des coachs européens qui se sont succédé à la tête de la sélection nationale. Et dire que la première fois que le Gabon a atteint l’étape des quarts de finale, c’est belle et bien un technicien gabonais, en la personne de Dacosta Soares qui pilotait le groupe de lors.Aujourd’hui, la situation diffère peu des années antérieures ! Pour l’heure, les noms de Carlos Quieroz, Boghossian Alain, Pascal Dupraz, Paul Leguen ou Patrice Carteron circulent. Ces derniers sont bien placés pour succédés à Jorge Costa, récemment remercié. Une short-list dans laquelle ne figure aucun gabonais ! Complexe ou absence d’expertise ? Dans tous les cas, les expatriés vont avec un sérieux avantage. Ces derniers se targuent d’avoir des états de service aux antipodes de nos entraineurs locaux. Seul hic, cette « pseudo » expertise ne tient pas compte des réalités locales. A cela s’ajoute le train de vie dispendieux de cette expertise importé d’autres cieux. Entre l’hébergement, les salaires et les autres avantages, la note est des plus salées. On en veut pour preuve les émoluments de Jorge Costa qui n‘étaient pas moins de 45.000.000 francs Cfa, alors que les résultats n’ont pas véritablement suivi, e c’est un truisme de le dire.

A cela s’ajoute la crise que traverse le pays. C’est pourquoi certains férus du ballon rond sont d’avis que la conjoncture actuelle doit inciter la FEGAFOOT à opter pour l’expertise locale tout aussi capée que celle émanant des pays occidentaux.
Titre d’exemple, Claude Albert Mbourounot, champion d’Afrique U23 avec le Gabon 2011 et plusieurs fois associé aux staffs techniques de l’équipe nationale mériterait qu’on lui fasse confiance. Idem pour Raphael Nzamba Nzamba, longtemps adjoint d’Alain Girèsse. Dans la même foulée des jeunes pousses comme Thierry Mouyouma, Nicaise Ondeno ou dans une moindre mesure l’ancien internationale Pierre Aubame Yaya et Stéphane Bounguendza méritent d’avoir leur chance.

l’article apparu sur Gabon eco

original article sur Gabon Eco