Justice militaire : le procès des militaires qui projetaient de libérer les prisonniers de la MACA renvoyé au mercredi 21 décembre

Les audiences du tribunal militaire de Ouagadougou ont débuté ce mardi 20 décembre 2016 à Ouagadougou dans les locaux de la justice militaire. Plusieurs dossiers pendants seront jugés (Coup d’Etat manqué de l’Ex RSP, affaire Thomas Sankara, Attaque de la Poudrière de Yimdi, etc.) Mais pour ce mardi, une seule affaire au menu : le procès du Caporal Madi Ouédraogo et 41 autres inculpés pour associations de malfaiteurs et détentions illégales d’armes à feux et de munitions de guerre.

Le ministère public reproche à ces 42 inculpés dont deux civils et 40 militaires, le fait d’avoir planifié une tentative d’attaque de la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA) dans le but de libérer certains de leurs compagnons d’armes supérieurs, en l’occurrence le général Gilbert Diendéré et certains endroits stratégiques de la ville de Ouagadougou. Leur plan d’attaque était prévu pour le 31 décembre 2015.
Ces attaques, avaient pour but de reconstituer le RSP, la réintégration des militaires radiés de 2011 et le paiement de leur prime de retour de mission onusienne. Débuté aux environs de 8 heures 30 minutes, le procès a été renvoyé au mercredi à 12 heures.
Après la Constitution du tribunal, le procès n’a pas démarré en réalité car les avocats de la défense, la plupart commis d’office, ont demandé le report du procès dans deux semaines, le temps pour eux de mieux prendre connaissance du dossier de leur client. Ils disent avoir été commis d’office le vendredi 16 décembre dans l’après-midi pour un procès d’assise prévu pour ce mardi. Un temps insuffisant à leurs yeux pour « bien défendre » des prévenus qui risquent jusqu’à la peine de mort s’ils sont reconnus coupable.
Après suspension de l’audience, le tribunal a jugé trop long ce report de deux semaines. Il a décidé de suspendre le procès ce mardi et de le renvoyer au mercredi 21 décembre à 12 heures. Les magistrats ont donc estimé que ce laps de temps permettra à la défense de prendre connaissance du contenu du dossier.
« Deux semaines, ce n’est pas aussi long. Il n’y a pas de péril en la demeure. On ne voit pas pourquoi il faut juger demain. Vous avez entendu ? On parle d’enregistrement, de scellées que nous n’avons pas vu ni exploité. Deux semaines, ce n’est pas exagéré », a indiqué Me Hadou Banworo, l’un des avocats commis d’office. Pour l’ensemble des conseils, ils aviseront demain mercredi sur la suite à donner car c’est un dossier sensible et il ne faudrait pas le juger avec précipitation. Le parquet militaire pour sa part, estime qu’il n’a pas violé la loi car le délai de 5 jours pour la commission d’office a été respecté et qu’il appartient à la défense de « prendre les diligences pour connaitre le fond du dossier ».
Dimitri Kaboré

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