Boukaré Ouédraogo: «A Kaya, la fête du 11 décembre sera belle»

La ville de Kaya, capitale de la région du Centre-Nord, abrite ce 11 décembre 2016 les festivités du 56e anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso. Les activités, telles la foire de l’indépendance battent leur plein dans la cité «des cuirs et peaux» depuis le 4 décembre dernier. Dans cet entretien, le maire de la commune de Kaya, Boukaré Ouédraogo, assure que la fête sera belle et que tout sera fait pour garantir un bon séjour à tous les invités.  
 
Fasozine : Comment vont les préparatifs du 11 décembre que doit accueillir votre ville ?
Boukaré Ouédraogo : tout se passe bien et je dirai qu’au départ, la population était inquiète par rapport à  la tenue effective de la fête. Mais grâce à l’implication effective du gouvernement, cela est une réalité maintenant. En témoigne l’inauguration des infrastructures le 2 décembre dernier. Les inaugurations de toutes les infrastructures en début de mois montrent effectivement qu’il n’y a pas de problèmes.
Que peut bien gagner une ville comme Kaya à travers l’organisation de la fête de l’indépendance?
Une ville comme Kaya gagne beaucoup. Avant les festivités du 11 décembre, si on vous montrait les photos de la commune de Kaya et les photos prises actuellement, si vous comparez vous verrez que Kaya a gagné. Ce que nous avons eu dans le cadre du 11 décembre répondait  aux besoins de la population. Une commune urbaine en voie de développement comme Kaya avait besoin de beaucoup d’infrastructures comme la salle polyvalente qui est une réalité avec ses 1000 places et qui peut abriter plusieurs types de manifestations. En dehors de la salle polyvalente, nous avons le stade régional, le village artisanal pour les artisans du cuir, la place de la Nation qui va nous permettre d’accueillir les gens lors de grands rassemblements. En plus il y a la maison de l’appelé qui est construite pour pouvoir loger ceux qui viennent pour leur Service national du développement, l’auberge du 11-Décembre avec 183 chambres équipées construite par la CNSS, la Maison de la femme et le jardin de la femme. Outre cela, nous avons aussi le bitumage des voies. En tout, en faveur du 11 décembre, Kaya a eu trois km de bitume. L’ensemble de ces réalisations précédemment citées bénéficient entièrement à la commune.
Quelle a été la contribution de la commune dans l’organisation du 56e anniversaire de l’indépendance?
Il y a la mobilisation de la population pour revendiquer la tenue du 11 décembre qui avait été dévié à Ziniaré.  Depuis 2014, il y a eu cette mobilisation pour la tenue de la fête ici, ce qui montre leur intérêt. Elles ont aussi à leur manière suivie l’exécution des différents travaux et elles n’ont pas manqué de dénoncer les chantiers à problèmes. Cela également est une contribution de la commune. Quant à la mairie, nous avons réalisé deux monuments et réhabilité deux autres. Le premier, le monument de l’unité, se situe à la sortie de Kaya, vers le péage. Le deuxième est le monument communal qui se situe vers la Maison de la femme.
Parlant de contribution qu’est ce qui a été fait au niveau de la propreté de la ville et de l’hygiène sur les sites de restauration, votre ville accueillera beaucoup de monde…
Pour le compte de l’organisation du 11-Décembre, plusieurs commissions ont été mises en place dont la commission hygiène et assainissement. C’est elle qui va veiller à la propreté des mets qu’on va manger. Hormis cette commission, la mairie a une grande part de responsabilité pour ce qui concerne l’hygiène de la ville. Nous avons en notre sein un service hygiène et assainissement qui fournit depuis longtemps d’énormes efforts entrant de la cadre de la salubrité. En plus, nous avons eu la chance de recruter par le biais du ministère des Infrastructures, 500 jeunes Himo (Haute intensité de mains d’œuvre) qui nous aident à nettoyer la ville. Nous avons aussi des femmes qui nous aident dans le nettoyage de la ville.  Mais notre problème demeure le curage des caniveaux car nous n’avons pas le matériel adéquat : nous disposons d’une seule benne qui n’est d’ailleurs pas en bon état. Mais grâce au projet Himo, nous avons bénéficié d’un matériel léger et des tricycles, ce qui nous aide actuellement à curer et à ramasser les ordures issues des caniveaux.  Nous faisons des sensibilisations sur la propreté. Cela a commencé bien avant les festivités du 11 décembre et ça va continuer après cela. Certes il y a des réfractaires, mais nous pensons que ça va aller. (…) Pour les restauratrices qui vont nourrir les défilants, toutes les mesures vont  être prises pour que les repas servis soient sains. Mais il n’y a pas que les défilants, mais il y a les populations qui viendront et à ce niveau des mesures seront également prises.
Et côté sécurité?
Il n’y a pas d’inquiétudes à ce niveau. Comme vous  le savez, Kaya est la première région militaire et de gendarmerie. A cela viendra s’ajouter la sécurité du comité d’organisation national.  A ce niveau, nous disons aux populations et aux étrangers qui vont venir à Kaya de ne pas s’inquiéter parce que les mesures  sécuritaires ont été prises.
Un appel?
Je demanderai juste aux populations de se mobiliser pour accueillir nos illustres hôtes qui vont venir. Il faut leur réserver un accueil chaleureux. Je leur invite aussi à s’impliquer pour la fête à Kaya soit une réalité. Je saisi en outre cette occasion pour remercier le président du Faso et son gouvernement pour les efforts fournis pour que la fête se tienne dans notre ville.
Propos recueillis à Kaya par Dimitri Kaboré
 

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