Bénin/Assemblée nationale : Robert Gbian dans un mauvais rôle – Bénin Monde Infos | Actualité du Bénin et du Monde en temps réel

Très peu bavard depuis la fin de la présidentielle, l’honorable Robert Gbian, deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, n’a pas voulu passer sous silence, la dernière actualité à l’hémicycle. L’ex candidat à la présidentielle béninoise a tenu à donner, entre autres, sa lecture de l’allocution d’ouverture du président Adrien Houngbédji. Morceaux choisis, les relations visiblement compliquées qu’entretient l’exécutif avec le parlement, à l’aune de questions orales « boudées » par les ministres.Contrairement au ton ferme du chef du parlement, son deuxième vice-président met plutôt en relief les situations atténuantes dont pourraient bénéficier les ministres. « Il y a eu des rencontres entre le gouvernement et la conférence des présidents (…) Vous savez, les ministres qui sont arrivés, il y a six mois, n’étaient pas ceux-là qui sont responsables des questions posées (…) », tempère Robert Gbian, qui semble plaider pour une indulgence vis à vis des ministres concernés. « Ces questions revenaient en fait au gouvernement défunt, donc ces ministres n’avaient pas eu le temps de s’approprier les dossiers et c’est cela qui a flotté », poursuit-t-il, manifestement confiant dans les diligences promises par le président de la République, pour corriger le tir. « Le président Talon lui-même a promis que les instructions sont données aux ministres, pour qu’à l’avenir, on n’observe plus ces ratés », assure-t-il.
Quid de la continuité de l’Etat?
« L’Etat est une continuité », a-t-on coutume de dire. Mais les arguments évoqués par le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale ne semblent guère tenir compte de cette donne. En réalité, les dossiers concernés ont beau être de l’ère Yayi ou Kérékou, les techniciens en poste dans l’administration sont souvent les mêmes et constituent une puissante mémoire des ministères. Mieux, les textes de l’Assemblée nationale prévoient les cas de report, si tant est que l’exécutif a besoin de temps pour mieux se préparer. Il lui aurait suffi d’en formuler la demande dans les règles requises. Ce qui, visiblement, n’a pas été le cas, vu les sentiments de frustration des députés, relayés par Me Adrien Houngbédji.
Ce rôle d’avocat de l’exécutif, que s’est octroyé le deuxième vice-président en contradiction avec la posture de son président, qui, de surcroît est à sa troisième mandature au perchoir, risque de brouiller le message. Au demeurant, est-il du ressort d’un membre du parlement, fût-il de la majorité, de défendre les ministres? 
Bruno O. OTEGBEYE

 



l’article apparu sur Benin monde info

original article sur Benin monde info