La “Récup’art”, c’est aussi l’apanage de l’Algérienne: Toute l’actualité sur liberte-algerie.com

Les sunlights se sont éteints sur le thème “Récup’art” de la 7e édition du Festival national de la création féminine qui s’était tenu du 24 au 29 novembre dernier au Palais de la culture de Kouba. À ce propos, la “Récup” n’est plus du domaine exclusif de la corporation des “q’zadri” de la brocante ni des capitaines d’industrie ! Loin s’en faut, puisqu’il est attendu à ce que la Récup dans le “filon” des déchets industriels soit aussi l’apanage des femmes !
À ce sujet, la bataille s’annonce d’ores et déjà rude entre les artisans du rechapage de pneus usés et la dame B de Dar El-Yacout, qui en fait de moelleux pouffes dorés, où il fait bon de se réunir autour d’une maïda enjolivée aux chatoyantes couleurs d’un pan de tapis nomade du terroir, hanbel ou haïk en laine. “Seul désagrément, le regard ébahi de l’autre à l’instant où je collecte ça et là dans les décharges publiques, une gerbe d’objets si nécessaires à mes travaux”, a-t-on su de la dame G.D. Mais qu’importent les qu’on dira-t-on, du fait qu’à partir d’un “rien” ou plutôt d’une boule de journaux usés et de bouteilles d’eau minérale, notre interlocutrice moule un “totem” d’un village africain ainsi que la reproduction de figurines de l’art de la négritude.  
Ne se fiant qu’à leurs talents… cachés, ces dames s’arment de la citation d’Antoine Laurent Lavoiser (1743-1794) : “Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme”, et brodent, qui des coussins à l’aide de sacs de semoule, qui des chemins de table pour enjoliver des fonds de paniers. L’âme people de ces dames est actualisée à l’“actuelle” pour tout ce qui gravite autour de l’univers mode, à savoir le sac de jute qui sied au décor d’intérieur, a-t-on appris de Mesdames M. et A.B; de l’antique Cirta.  Au chapitre du designer, le cuir, ce matériau noble, n’a aucun secret pour Mme A.A.C., qui taille des bijoux tendance pelage de bête ainsi que le façonnage d’un coffre de tendre grand-mère et une table ornementée de cuir. Du reste, l’air chargé d’art souffle du mont de Yemma Gouraya, et nous convie à admirer la “basse-cour” de la dame B.T., qui noue et dénoue la plante rafia au-dessus de la crête du coq et sur une collection d’objets les uns plus séduisants que les autres. Au demeurant, l’insolite nous vient de l’immensité du Sahara, où la dame Khadjidja tisse au métier à tisser des descentes de lits en… plastique. Authentique ! Tout compte fait, le palais Moufdi-Zakaria s’était humanisé l’instant d’une “qâada” du terroir, puisque ses “ghorfat” s’étaient transformées en une immense “hara”, où le traditionnel “koul s’bâa b’senâa” de l’Algérienne s’était esquissé sur les doigts de nos “fées de logis”.

Louhal N.

l’article apparu sur Algerie liberte

original article sur Algerie liberte

Articles similaires