La liberté de parole, une responsabilité partagée – Actualité


Demain, 2 décembre, la Suède célèbrera les 250 ans de la liberté de l’expression. Ce jour, en 1766, le Parlement suédois a adopté la première loi constitutionnelle du monde pour la protection de la liberté de la presse, abolissant ainsi la censure qui à l’époque frappait les œuvres imprimées, et garantissant au public un droit d’accès aux documents officiels et le droit de participer aux débats politiques.

La loi constitutionnelle sur la liberté d’expression a par la suite joué un rôle décisifpour l’émergence en Suède d’un Etat-providence moderne.
La loide 1766 était unique en son temps. Formulé parle parlementaire Anders Chydenius, représentant de la ville de Karleby, ce texte sur la transparence et la protection du droit à la liberté d’expression a été adopté dix ans avant la Constitution américaine de 1776. Cette liberté a bien servi la Suède. La parole libre accompagne le développement de la société car une libre circulation des idées et des opinions nourrit l’innovation.

Les Suédois ont acquis, par ce principe de transparence, un droit de regard sur la vie publique et un droit d’accès à l’information. Placée au cœur de notre système juridique, la transparence a contribué à un niveau de corruption faible et à une solide confiance dans nos institutions démocratiques. Cette société ouverte a sans aucun doute été le fondement de la croissance économique et de la prospérité de notre pays.Pour la Suède, ce 250e anniversaire nous rappelle le long chemin entrepris pour promouvoir la liberté d’expression. La liberté de parole n’est jamais définitivement acquise. Elle doit toujours être défendue.

Et elle constitue une responsabilité partagée par tous ses acteurs. Les Objectifs mondiaux des Nations unies pour le développement durable — l’Agenda 2030 –représentent un important développement positif pour nos sociétés. Un des objectifs, le 16 alinéa 10, appelle à «assurer l’accès universel à l’information, et la protection des libertés fondamentales, conformément à la législation nationale et les accords internationaux». Nous estimons que cet objectif est essentiel à notre but commun d’atteindre le développement durable. La liberté de parole demeure un principe fondamental dont nous sommes fiers et que nous chérissons. Ce 2 décembre 2016 est un renouvellement de cet engagement. Marie-

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