Bac : Benghebrit revient à l’ancienne formule – Actualité


Après la retraite, un autre recul. Le gouvernement cherche-t-il l’appaisement du front social. C’est le retour à l’ancienne formule du bacalauréat sans même l’adopter. Le ministère annonce un aménagement du calendrier du bac.


Détails : le bac se déroulera finalement en 5 jours pas comme annoncé par la ministre, c’est-à-dire en 3 jours.  La décision de réduire la durée de l’examen a pourtant «été approuvée à l’unanimité, les autres propositions seront examinées en Conseil des ministres». Hier, la même ministre a fait marche arrière. Pour certains syndicats, il s’agit d’une «bonne nouvelle». La ministre a annoncé ces décisions lors d’une rencontre avec les élèves du lycée sportif de Kouba.

Retour donc pour le bac de la session 2017 à l’ancienne formule, en «réponse aux inquiètudes soulevées». Il est aussi question, selon les déclarations de Mme Benghebrit hier, que les candidats auront deux matières par jour au lieu de trois. L’inspecteur général de la pédagogie au ministère de l’Education nationale, Nedjadi Messuguem, affirme que la formule matière essentielle en matinée et complémentaire dans l’après-midi sera maintenue.

Les candidats auront aussi 1h30 de repos entre les deux matières contrairement à ce qui a été annoncé comme réforme, à savoir 30 minutes seulement. L’instruction de la ministre consiste aussi à réduire de 30 minutes la durée de chaque examen en attendant de conformer ce dernier aux nouveaux horaires, affirme Messuguem. Attention, les portes se fermeront à 9h exact, avertit la ministre. «Un gouvernement qui fonctionne sous la pression. C’est grâce aux candidats inscrits pour la session 2017, sortis dans la rue pour refuser les nouvelles décisions, que le ministère a reculé.

Ça allait être la catastrophe. C’est la pire réforme que nous ayons vue», dénonce Idir Achour du CLA. La bonne nouvelle pour les candidats, c’est le maintien du temps suplémentaire de 30 minutes accordé pour choisir entre deux sujets. Une autre annonce : pour accompagner les élèves et leur assurer toutes les conditions de réussite, notamment ceux des classes d’examen, des adresses électroniques seront créées pour leur faciliter l’accès au site de l’Office national d’enseignement et de formation à distance (ONEFD), qui propose des cours de soutien gratuitement. Lors de cette rencontre à laquelle ont pris part des cadres et des inspecteurs du secteur, les propositions et préoccupations des élèves, notamment celles liées à l’aspect pédagogique, ont été largement débattues.

La ministre a rappelé, dans ce cadre, que les réformes adoptées concernant l’organisation des examens du baccalauréat seront progressivement appliquées, notamment celle concernant l’évaluation continue. Mme Benghebrit a appelé les élèves à «se référer uniquement au site  électronique officiel du ministère de l’Education» et à ne pas prendre en compte les informations publiées par d’autres sites. A rappeler aussi que le bac est prévu à partir du 11 juin, donc en pleine période de Ramadhan. Seule décision encore maintenue malgré l’insistance des candidats.

Des mesures sévères contres les fraudeurs

La ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, a indiqué que son département ministériel appliquera «rigoureusement» les mesures d’interdiction de passer les épreuves du baccalauréat pour tout candidat se rendant coupable de fraude à cet examen.

Le ministère de l’Education appliquera «avec rigueur» les dispositions règlementaires relatives à l’interdiction de passer les épreuves du baccalauréat contre les candidats qui se rendent coupable de fraude aux examens officiels, a averti Mme Benghebrit qui répondait à la question orale de la députée du Front des forces socialistes (FFS), lors d’une séance plénière de l’Assemblée populaire nationale (APN) sur les moyens de lutter contre les fuites aux examens officiels dans le contexte de progrès technologiques.

«L’interdiction est de 5 années pour les candidats scolarisés et de 10 ans pour les candidats libres», a expliqué Mme Benghebrit pour qui «ces mesures donneront à réfléchir aux candidats qui seraient tentés de frauder».

«1000 candidats au baccalauréat surpris en possession de téléphone mobile en classe d’examen ont été éliminés l’année dernière», a-t-elle fait savoir, rappelant les mesures adoptées par le ministère pour la session 2015,  afin d’assurer le bon fonctionnement et la crédibilité des examens nationaux en sensibilisant notamment les parents à l’effet de mettre en garde leurs enfants contre les risques découlant de la fraude.

«A l’avenir, les sujets du baccalauréat seront basés sur la compréhension et non sur la mémorisation en vigueur actuellement», a soutenu Mme Benghebrit précisant que cet état de fait encourageait certains candidats à tricher.

Elle a ajouté que son département ministériel adoptera des mesures organisationnelles, dont la sécurisation du site de l’Office national des examens et concours (Onec) pour faire échec à toute tentative de fraude, outre la mise en place d’appareils de brouillage au niveau des centres d’examen et l’affichage des objets interdits en classe d’examen. APS 

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